Les 4 styles parentaux : comprendre leur impact sur le développement des jeunes sportifs
Certains enfants jouent avec plaisir et sérénité. D’autres doutent, se mettent une pression énorme, ou finissent par perdre le goût de pratiquer. Sans même nous en rendre compte, notre manière d’éduquer influence profondément la façon dont notre enfant vit son sport. Et très souvent aussi, notre manière d’éduquer est influencée par un style parental que nous avons développé par mimétisme ou opposition aux styles parentaux de nos propres parents.
« J’aurais dû l’encourager davantage… ». « Peut-être que je lui ai mis trop de pression… ». « Est-ce que je fais vraiment ce qu’il faut pour l’aider ? » Si vous êtes parent d’un jeune sportif, ces questions vous ont probablement déjà traversé l’esprit. Parce que vous voulez le meilleur pour votre enfant.
Les recherches en psychologie de l’éducation identifient quatre grands styles parentaux : l’éducation autoritaire, l’éducation permissive, l’éducation négligente et l’éducation bienveillante et structurante.
Vous le verrez au fil de la lecture de cet article, vous ne vous reconnaîtrez pas dans un seul style. Aucun parent ne se reconnaît parfaitement dans un seul style. Nous avons un style dominant. Mais selon les situations, la fatigue, la pression, les enjeux ou les émotions, nous naviguons entre les différents styles.
L’objectif de cet article n’est pas de juger, ni de dire comment “bien” ou “mal” faire. Il est de vous aider à comprendre l’impact de chaque style parental sur le développement des jeunes sportifs. Et de vous permettre, je l’espère, de rectifier certains comportements afin d’offrir à votre enfant sportif les bases solides en confiance en soi, en motivation, en capacité à rebondir ou en autodiscipline.
Comprendre les styles parentaux en éducation

Avant de chercher à « bien faire » ou à changer quoi que ce soit, il est essentiel de comprendre ce qui se joue réellement dans la relation parent–enfant.
Car notre manière d’éduquer n’est jamais neutre. Elle façonne la perception qu’un enfant a de lui-même. Elle façonne aussi la manière dont il va interpréter ses réussites, ses échecs… et la place qu’il donne au regard des autres.
C’est là qu’intervient la notion de styles parentaux.
Que sont les styles parentaux ?
Les styles parentaux désignent, dans les grandes lignes, les manières dont les parents interagissent avec leurs enfants au quotidien.
Ils reposent principalement sur deux dimensions fondamentales de l’éducation parentale :
- le NIVEAU DE CADRE ET D’EXIGENCE (règles, limites, attentes),
- le NIVEAU DE SOUTIEN AFFECTIF (écoute, encouragement, présence émotionnelle).
Selon la manière dont ces deux dimensions s’équilibrent, on distingue différents types de parents.
Ces styles ne sont ni des étiquettes figées ni des jugements. Vous les proposer a pour seul objectif de vous aider à mieux comprendre les dynamiques éducatives à l’œuvre dans une famille.
D’ailleurs, la plupart des parents ne se reconnaissent pas entièrement dans un seul style.
De plus, nous adaptons souvent notre posture selon :
- la situation,
- le contexte émotionnel,
- la fatigue,
- l’enjeu (école, sport, comportement, résultats).
Comprendre les styles parentaux, ce n’est donc pas se ranger dans une case, mais prendre conscience de nos automatismes éducatifs et de leurs effets sur l’enfant.
Pourquoi les styles parentaux influencent particulièrement les jeunes sportifs
Le sport est un terrain émotionnel puissant, et parfois douloureux.
Il met l’enfant face à :
- l’effort,
- la comparaison,
- l’erreur,
- la réussite,
- le regard des autres…
Dans ce contexte, le style parental agit comme un filtre à travers lequel l’enfant interprète ce qu’il vit.
Un même match perdu peut être vécu :
- comme une expérience d’apprentissage,
- comme une humiliation,
- ou comme une preuve qu’il « n’est pas à la hauteur ».
La différence ne vient pas de la situation, elle vient de l’interprétation. Et cette interprétation dépend des filtres construits par l’accompagnement parental.
Chez les jeunes sportifs, le style parental influence directement :
- la motivation (plaisir de jouer ou obligation de performer),
- la gestion des émotions (stress, peur de l’échec, confiance),
- la construction de l’identité (se sentir capable, reconnu, soutenu).
Le sport devient alors soit :
- un espace de développement personnel,
- soit une source de pression et de tension.
Comprendre l’impact des styles parentaux permet aux parents de mieux soutenir la motivation des jeunes sportifs, sans étouffer leur plaisir ni leur autonomie.
C’est une clé essentielle pour aider l’enfant à grandir grâce au sport, et non sous le poids du sport.
Le style parental autoritaire : quand la pression prend le dessus

Dans le sport, l’intention du parent autoritaire est souvent louable.
Il veut que son enfant progresse, qu’il donne le meilleur de lui-même, qu’il ne « gâche pas son potentiel ».
Mais lorsque le cadre devient trop rigide et que l’exigence prend toute la place, la pression finit par remplacer le plaisir.
Les caractéristiques de l’éducation autoritaire
L’éducation autoritaire se caractérise par un cadre très strict, des règles claires… mais peu de place laissée à l’expression émotionnelle de l’enfant.
Chez ce type de parents, on retrouve souvent :
- des attentes élevées et non négociables,
- une forte focalisation sur les résultats et la performance,
- peu de tolérance à l’erreur,
- une communication descendante : le parent décide, l’enfant exécute.
Dans cette dynamique, l’enfant est rarement invité à expliquer ce qu’il ressent ou ce qu’il vit.
Les émotions sont parfois perçues comme des excuses, et l’obéissance comme le chemin à suivre.
Ce style parental n’est pas synonyme de manque d’amour.
Il correspond souvent à des types de parents qui ont eux-mêmes grandi dans un cadre exigeant, où l’idée est que « la discipline forge le caractère ».
Impact sur la confiance et la motivation des jeunes sportifs
À court terme, ce style peut produire des résultats visibles.
L’enfant travaille dur, respecte les consignes, donne l’impression d’être très impliqué.
Mais à long terme, la confiance en soi de l’enfant peut être fragilisée.
Lorsque l’amour et la reconnaissance semblent conditionnés à la performance :
- l’enfant apprend à se définir par ses résultats,
- l’erreur devient une menace,
- l’échec est vécu comme une dévalorisation personnelle.
Dans le sport, cette pression parentale peut se traduire par :
- une peur excessive de mal faire,
- une perte de spontanéité dans les mouvements et les prises de décision,
- une motivation fluctuante car basée sur la crainte plutôt que sur le plaisir.
Situations concrètes sur le terrain et à l’entraînement
Je vais vous proposer des situations dans lesquelles le style parental s’exprime. Ces situations sont fréquentes et on voit qu’elles sont souvent banalisées :
- Après un match :
Le parent explique à son enfant ce qu’il aurait dû faire. Il lui donne des « conseils » en lui disant ce qu’il n’a pas bien fait et comment il aurait fallu le faire. « Tu aurais dû prendre plus de tirs » - À l’entraînement :
Le parent au style autoritaire analyse chaque erreur, corrige, anticipe, explique une fois de plus ce que l’enfant « aurait dû faire ». - En tribune :
Il crie des consignes et il fait des gestes d’agacement à la moindre erreur.
Dans ces moments-là, l’enfant ne se sent pas accompagné.
Il se sent évalué ou « jugé ».
Petit à petit, le terrain devient un lieu de tension. Inconsciemment, le jeune sportif joue avant tout pour ne pas décevoir.
Dans la suite de l’article, nous verrons comment d’autres styles parentaux, parfois à l’opposé, peuvent aussi poser problème…
Le style parental permissif : trop de liberté, pas assez de cadre

À l’opposé du style autoritaire, on trouve le style parental permissif. Les parents qui adoptent ce style ont tendance à éviter la pression, les conflits et les frustrations.
Ils souhaitent que le sport reste un espace de plaisir, de liberté et d’épanouissement.
Cette intention est profondément bienveillante… mais l’absence de cadre peut parfois fragiliser l’enfant autant qu’un excès d’exigence.
Les principes de l’éducation permissive
L’éducation permissive repose sur une relation très affective entre le parent et l’enfant, avec peu de règles clairement posées.
Dans ce style d’éducation parentale, on retrouve souvent :
- une grande tolérance face aux comportements de l’enfant,
- peu de sanctions ou de limites fermes,
- une volonté d’éviter toute frustration,
- le désir de préserver à tout prix le plaisir et le bien-être immédiat.
Le parent permissif accompagne beaucoup… mais ose peu poser un cadre.
Il peut craindre de brider son enfant, de le décourager ou de nuire à sa motivation.
Effets sur la motivation et l’autonomie du jeune sportif
Chez les jeunes sportifs, ce style parental produit des effets ambivalents.
À court terme, l’enfant peut sembler très libre, détendu et enthousiaste.
Il associe le sport au plaisir et à l’absence de contrainte.
Mais avec le temps, l’impact sur la motivation des jeunes sportifs peut devenir fragile.
Sans cadre clair :
- l’enfant a du mal à persévérer quand l’effort augmente,
- il peut se décourager face à la difficulté,
- il peine à développer une discipline personnelle.
- il s’intègre difficilement dans des activités collectives qui par essence doivent être cadrées.
La confiance en soi de l’enfant peut également être instable.
Non pas parce qu’il se sent jugé, mais parce qu’il manque de repères pour évaluer ses progrès et ses capacités.
Quand le plaisir de jouer se transforme en manque de repères
Dans le sport, le plaisir ne se construit pas uniquement sur la liberté.
Il naît aussi de la progression, de la répétition et du dépassement de soi.
Chez les enfants élevés dans un cadre très permissif, on observe parfois :
- des difficultés à respecter les consignes de l’entraîneur,
- une frustration rapide face à l’effort,
- une baisse d’engagement lorsque le sport devient plus exigeant.
Le plaisir initial peut alors se transformer en lassitude.
Sans discipline, il n’y a pas de progression durable.
Sans progression, le plaisir finit souvent par s’éroder.
Le rôle du parent n’est pas de supprimer toute contrainte, mais d’aider l’enfant à comprendre que l’effort fait partie du jeu.
Le style parental négligent : quand l’enfant avance seul

Ce style parental est souvent le plus délicat à aborder.
Non pas parce qu’il serait le plus « grave », mais parce qu’il est rarement intentionnel.
Dans la majorité des cas, il ne s’agit pas de parents qui ne se soucient pas de leur enfant.
Il s’agit de parents débordés, fatigués, pris par le travail, les contraintes du quotidien ou parfois leurs propres difficultés personnelles.
Pourtant, dans le sport comme ailleurs, l’absence de présence peut être aussi marquante qu’un excès de pression.
Reconnaître une éducation négligente (sans jugement)
L’éducation négligente se caractérise par un faible niveau d’encadrement et un faible soutien émotionnel.
Chez ces types de parents, on observe souvent :
- peu d’intérêt pour la pratique sportive de l’enfant,
- une présence irrégulière aux entraînements ou aux compétitions,
- peu d’échanges sur ce que l’enfant vit dans son sport,
- une absence de règles claires ou de suivi.
Ce style n’est pas toujours visible de l’extérieur.
Il peut passer inaperçu, car l’enfant semble autonome, discret, « facile à gérer ».
Mais derrière cette apparente indépendance, il y a parfois un enfant qui n’ose pas demander. Un enfant qui s’impose de rester discret.
Conséquences sur l’estime de soi et l’engagement sportif
Chez les jeunes sportifs, ce manque de soutien peut profondément influencer la confiance en soi chez l’enfant.
Sans retour, sans encouragement, sans regard attentif :
- l’enfant peut douter de sa valeur,
- il peine à mesurer ses progrès,
- il peut se sentir invisible ou insignifiant.
La motivation des jeunes sportifs en souffre également.
Pourquoi s’investir pleinement si personne ne semble vraiment s’y intéresser ?
Certains enfants compensent en cherchant une reconnaissance excessive à l’extérieur : chez l’entraîneur, les coéquipiers, ou à travers la performance.
D’autres finissent par se désengager progressivement, jusqu’à parfois abandonner le sport.
Le manque d’accompagnement parental dans le sport
Dans le parcours sportif d’un enfant, la présence du parent ne se résume pas à être là physiquement.
L’accompagnement parental passe aussi par :
- l’écoute,
- l’intérêt sincère,
- la reconnaissance des efforts, même modestes.
Un enfant n’a pas besoin d’un parent parfait, mais d’un parent présent émotionnellement.
Un simple « Comment tu t’es senti aujourd’hui ? » peut faire une immense différence.
Lorsque cet accompagnement fait défaut, l’enfant apprend à avancer seul.
Il devient autonome trop tôt… parfois au prix de son plaisir et de sa confiance.
Dans la suite de l’article, nous aborderons le style parental qui cherche à réconcilier cadre, soutien et respect de l’enfant :
l’éducation bienveillante et structurante, souvent considérée comme la posture la plus équilibrée.
Le style parental bienveillant et structurant : l’équilibre recherché

Après avoir exploré les excès de contrôle, l’absence de cadre ou le manque de présence, une question s’impose naturellement :
existe-t-il une manière d’accompagner son enfant sans l’étouffer, tout en lui donnant des repères solides ?
La parentalité bienveillante et structurante ne cherche ni la performance à tout prix, ni la liberté sans limites.
Elle vise un équilibre subtil : poser un cadre clair tout en respectant l’enfant dans ce qu’il est et dans ce qu’il vit.
Les fondements de la parentalité bienveillante
La parentalité bienveillante repose sur une idée simple mais exigeante :
l’enfant a besoin à la fois de sécurité émotionnelle et de repères stables pour se développer.
Dans cette approche de l’éducation parentale, le parent :
- fixe des règles claires et cohérentes,
- explique le sens des limites,
- reconnaît les émotions de l’enfant sans les nier,
- encourage l’autonomie plutôt que l’obéissance aveugle.
Il ne s’agit pas de laisser tout passer, ni d’éviter les frustrations, mais d’apprendre à l’enfant à les traverser en se sentant soutenu.
Ce style parental demande de la constance, de l’écoute et de la remise en question. Car comme la plupart des parents, et comme expliqué plus haut, nous avons soit copié des parties de l’éducation reçue, soit nous agissons en opposition à celle-ci. La remise en question est ainsi le meilleur moyen de redéfinir l’éducation que nous voulons réellement donner.
Pourquoi ce style favorise l’épanouissement du jeune sportif
Chez les jeunes sportifs, cette posture crée un terrain psychologique particulièrement favorable.
Lorsque le parent soutient sans contrôler :
- la motivation des jeunes sportifs devient plus stable,
- l’enfant joue par envie, pas par obligation,
- la progression est vécue comme un défi personnel.
La confiance en soi chez l’enfant se construit progressivement.
Il comprend qu’il a le droit d’échouer, d’apprendre et de progresser à son rythme.
Dans ce cadre, le sport redevient ce qu’il devrait toujours être :
un espace d’apprentissage, de plaisir et de construction de soi.
Poser un cadre sans pression dans le sport
L’un des grands défis des parents de sportifs est de poser un cadre sans générer de pression inutile.
Concrètement, l’accompagnement parental bienveillant consiste à :
- valoriser l’effort plutôt que le résultat,
- s’intéresser au ressenti de l’enfant après un match et ne pas lui donner des conseils techniques,
- faire confiance à l’entraîneur dans son rôle.
La pression parentale dans le sport diminue lorsque l’enfant sent qu’il est aimé et soutenu, indépendamment de sa performance.
Un cadre clair, expliqué et cohérent permet à l’enfant de se sentir en sécurité.
Et c’est précisément cette sécurité qui lui donne la liberté d’oser, de s’engager et de s’épanouir pleinement.
Il ne s’agit pas d’atteindre un idéal parfait, mais de tendre vers une posture plus consciente, plus ajustée aux besoins de l’enfant.
Car cet effort que vous ferez pour améliorer votre style d’éducation aura pour impact le bien-être et l’épanouissement de votre enfant.
Aucun parent n’est parfait : identifier son style parental

Vous l’aurez compris tout au long de la lecture, aucun parent n’applique qu’un seul style parental.
Chaque parent navigue entre plusieurs postures, influencé par :
- son histoire personnelle,
- ses propres expériences sportives,
- la fatigue, le stress ou les enjeux du moment,
- la personnalité unique de son enfant.
Reconnaître cela n’est pas un aveu d’échec. C’est au contraire un premier pas vers une parentalité plus consciente. Une parentalité qui se construit vers quelque chose de meilleur.
Peut-on combiner plusieurs styles parentaux ?
Oui, et c’est même le cas de la majorité des familles.
Les styles parentaux ne sont surtout pas des cases rigides dans lesquelles on enferme les parents. Et, loin de moi l’idée de vous proposer de vous coller une étiquette sur le front.
Un parent peut, par exemple :
- être bienveillant à la maison,
- devenir plus autoritaire lors des compétitions,
- se montrer permissif lorsque l’enfant traverse une période difficile.
Ces variations ne font pas de vous un « mauvais » parent.
Elles révèlent simplement des ajustements parfois inconscients.
L’important est d’en prendre conscience, de réfléchir à leurs effets sur l’enfant et de développer sa capacité à s’ajuster.
Comment ajuster son éducation au quotidien sportif de son enfant ?
Ajuster son éducation parentale ne signifie pas tout changer du jour au lendemain.
Il s’agit de petits déplacements, souvent invisibles, mais puissants.
Dans le cadre du sport, l’accompagnement parental peut évoluer à travers des gestes simples :
- poser des questions ouvertes plutôt que donner des consignes,
👉 Voir l’article L’ART DE POSER DES QUESTIONS : L’ARME SECRETE DES PARENTS DE SPORTIFS
- s’intéresser au ressenti plus qu’au résultat,
- accepter que l’enfant vive le sport différemment de ce que l’on aurait souhaité.
Ce n’est pas la PERFECTION qui fait grandir un enfant, mais la qualité du lien qu’il entretient avec ses parents.
Les articles en lien qui pourraient vous intéresser
Sur le site Les Attitudes Gagnantes :
👉 Lire l’article LES MOTS MAGIQUES DE LA PROGRESSION
👉 Lire l’article : MINDSET PARENTAL : LA BASE INVISIBLE QUI CONSTRUIT (OU FRAGILISE) LA CONFIANCE DE VOTRE ENFANT
👉 Lire l’article : COMMENT DONNER DU FEEDBACK CONSTRUCTIF ET MOTIVANT ?
👉 Lire l’article : COMMENT VOS MOTS FAÇONNENT LE MENTAL DE VOTRE ENFANT SPORTIF
Sur d’autres sites :
👉 Lire l’article : Youth Sport Parenting Styles and Practices
👉 Lire l’article : Le rôle important des parents dans le sport des jeunes

